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La musique : un bien commun ?

Ces trois dernières décennies les supports musicaux n’ont cessé de se réinventer afin d’offrir aux consommateurs un accès toujours plus simple et rapide à leurs titres préférés. Devant de telles mutations, nous avons enquêté auprès de nos panélistes afin de connaitre et comprendre le fonctionnement de leur consommation musicale.

 ​Du Compact Disc au streaming : 30 ans d’évolution 


Ces trois dernières décennies les supports musicaux n’ont cessé de se réinventer afin d’offrir aux consommateurs un accès toujours plus simple et rapide à leurs titres préférés. La conséquence la plus éclatante de ces transformations est surement la chute brutale des ventes de CD.

 

Les avancées technologiques ont accompagné et poussé les changements de comportements. De l’arrivée de l’accès web en haut débit, en passant par les supports mp3 jusqu’à la 4G, l’important n’est plus tellement d’accéder au coup par coup à un disque ou à un artiste, mais plutôt d’être connecté en permanence à un large répertoire original et personnel. Sur internet le streaming permet un accès gratuit et instantané à une offre musicale sans limite. En parallèle les réseaux sociaux contribuent à développer le partage et l’échange.

 

Devant de telles mutations, nous avons enquêté auprès de nos panélistes afin de connaitre et comprendre le fonctionnement de leur consommation musicale.

 

 

La musique deviendrait-elle un bien commun ?

 

Les 15 jours de libre expression de nos panélistes révèlent que la consommation de musique s’est diversifiée. Aujourd’hui, plus de trente ans après la commercialisation en France du 1er « compact disc », la musique - dans l’imaginaire collectif - tend à devenir un bien commun disponible partout et pour tous. En effet, la plupart des consommateurs déclarent écouter de la musique sur différents supports en fonction du lieu où ils se trouvent et de leurs activités. Pour beaucoup, la musique accompagne les divers moments de la journée : le matin elle se diffuse depuis un canal musical (TV ou radio) - le midi au bureau une connexion à une playlist - sur la route choix d’un CD dans l’autoradio – depuis son smartphone lors d’une activité sportive - le soir venu le coup de cœur d’un titre posté par un ami sur Facebook. Chacun s’approprie et tire parti à des qualités des différentes technologies proposées.

 

« J’achète quelques CD via internet, mais j’écoute surtout la radio, les chaines musique TV, et aussi la radio de mon téléphone portable dans les transports en commun ».

 

« J’achète ou on m’offre quelques CD par an, que je transforme aussitôt en format numérique pour écouter plus facilement, surtout en me promenant ou en courant. De temps en temps j’écoute en streaming gratuit, pour découvrir de nouveaux morceaux ou réentendre d’anciens que je ne possède pas ».

 

« Internet me donne également la possibilité d’écouter des radios que l’on ne peut capter dans nos régions […] Il y a aussi les incontournables Spotify, Deezer et Youtube pour découvrir des albums, des titres ou des auteurs, récents ou plus anciens, ou pour avoir accès à des titres absents de notre discothèque personnelle. Cela permet également de créer des playlists très variées, des bandes-son de livres, etc. Mais comme l’objet CD m’est très cher et qu’il reste cher aussi, j’en achète d’occasion sur Price-Minister ou la FNAC à des professionnels ou à des particuliers [...] Et comme bien sûr, rien ne vaut les spectacles vivants, j’aime assister à des concerts ».

 

 

Quelle place pour l’artiste face à ces nouvelles pratiques ?

 

 

Au-delà de cette pratique d’écoute diversifiée, nos panélistes décrivent deux types de consommation : d’un côté, l’achat choisi, désiré et moral, de l’autre, une écoute gratuite et surabondante.

 

L’achat de CD, de musique sur internet ou de concert renvoie à une même motivation : la recherche de la qualité et de l’émotion. L’acte d’achat correspond à une véritable sélection dont l’auditeur souhaite disposer à tout moment, sans contrainte. Cette acquisition permet également de rémunérer et d’encourager la production de l’artiste. L’aspect matériel du CD avec ses à-côtés : pochette, photos, textes, peuvent marquer l’aboutissement d’un coup de cœur musical ou justifier qu’il soit offert à un proche. L’achat dématérialisé tout aussi déculpabilisant vis-à-vis de l’artiste sera lui plus personnel mais plus pratique permettant une sélection titre par titre. Le concert, s’il n’est pas un véritable support, participe à cette logique de qualité et de plaisir. Il donne à l’artiste et à sa musique une élégance particulière procurant aux spectateurs un partage et des émotions inédites.

 

« Quand j’aime un chanteur, une chanteuse ou un groupe, je vais sur Iyunes écouter les morceaux de son album et s’il me plait je file l’acheter à mon magasin préféré. Mais si il n’y en que une ou deux je les prends à l’unité sur Itunes ».

 

« J’adore la musique, et suis très sensible à l’objet CD (pas le disque ;), mais le packaging choisit par les artistes, et tout ce en découle ! Photos, remerciement, explications diverses, esthétique, textes, etc. Et j’aime le support papier/carton ! Pouvoir avoir le CD dans les mains. En plus, j’ai la sensation de mieux soutenir les artistes ainsi ».

 

« Ce que j’aime dans le CD c’est le fait d’encourager l’artiste, l’objet et l’assurance de conserver le support... Par ailleurs, je fréquente aussi beaucoup des salles de concert car j’aime le spectacle vivant ».

 

Face à cette pratique, la disponibilité de la musique via le streaming, la radio, la télévision avec ses chaines musicales en continu développe un usage plus superficiel et distancié. La musique devient un « bruit de fond » agréable. Le streaming offre la possibilité de se constituer de vastes playlist et peut générer de plaisantes découvertes à même de susciter par la suite un achat. Le téléchargement illégal, pratique plutôt juvénile, est souvent dédié à des artistes cultes finalement assez peu écoutés mais qu’on se doit d’avoir dans sa discothèque.

 

« Via streaming (type Youtube, Dailymotion...) usage quotidien le plus souvent via un ordinateur et à domicile. Mon écoute peut-être superficielle et ne pas toujours correspondre à mes goûts véritables ».

 

« J’utilise volontiers Youtube pour écouter la musique contemporaine qui me plait mais aussi découvrir d’autres artistes ».

 

« Téléchargement plus ou moins légal. J’essaie toutefois de restreindre ce potentiel accès à des artistes dits "classiques" ou "majeurs" et affiliés à d’importantes maisons de productions... ».

 

Ce sont finalement les artistes qui payent le tribut de ce nouveau modèle économique. Si les moyens numériques permettent aux gens de s’ouvrir toujours plus facilement à de nouvelles mélodies, si les artistes sont écoutés par un plus grand nombre d’auditeurs, le système actuel de rémunération ne fait pas la distinction entre un « tube mondial » et le titre d’un artiste en développement. Comment l’expansion du digital pourrait-elle s’adapter au secteur de la musique de façon à encourager et récompenser la création ?

 

 

Méthodologie de la question du mois

 

Le cabinet nxa pour sa grande étude d’opinion s’est intéressé pour sa 2e question à l’évolution de nos comportements face à la modernisation des supports musicaux. Pour le mois de mars, 59 personnes se sont librement exprimées parmi nos panélistes WiQuali entre le vendredi 6 et le mardi 17 mars. 

 

Devenez à votre tour panéliste et venez répondre à notre question du mois d’avril ! 

 

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